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Intervention sur Radio.B. de notre Président Jean-Paul LA BATIE accompagné de Michel RAVET et de Nicole SINGIER. Interview réalisée par Patrick SUBREVILLE et Gisèle BRUN. Ils abordent la longue histoire de la Légion d'Honneur et aussi le "Tour de l'Ain de la Légion d'Honneur" avec l'exposition qui se tient à Bourg-en-Bresse du 11 au 22 novembre 2018.

Pour écouter cliquez sur le triangle ci-dessous, l'intervention dure 1 heure, vous pouvez accéder à un instant précis en maintenant le bouton rond cliqué et en le déplaçant vers la droite ou vers la gauche

 
Voyage en Alsace

La S.E.A a organisé les 17 et 18 septembre 2018 un voyage en Alsace auquel était conviée la S.M.L.H, pour plus d'informations sur ces journées, cliquez sur ce lien

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Comité Dombes - Côtière de l Ain - Entretien donné par Mme VIANES


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Extraits de l'entretien:

Lyon Capitale : Êtes-vous une grande gueule ?

Michèle Vianès : Ça fera rire mes amis, car je n’élève jamais la voix. Mais, oui. je suis une femme de conviction, le parle beaucoup, mais j’aime bien aussi entendre. Pour moi, tout le monde a quelque chose d’intéressant à dire.

Vous discutez avec tout le monde... sauf les femmes voilées ! Vous aviez refusé un débat avec une femme voilée au sein du Conseil lyonnais pour le respect des droits.

Pas du tout, je discute aussi beaucoup avec des femmes voilées. Mais, au sein d’une commission extramunicipale, il y a une neutralité républicaine à respecter. Après, si elles veulent porter le voile, c’est leur affaire. Mais qu’elles se disent représentantes des musulmanes, ça. non ! Je connais trop de femmes musulmanes qui refusent ce symbole de la barbarie !

Vous êtes dans une opposition radicale au voile...

Je suis née en Tunisie. Bourguiba avait libéré les femmes en leur enlevant leur voile. Ça fait cinquante ans, et c’est d’ailleurs pour ça que les islamistes n’ont pas pu im­poser un retour en arrière, contrairement à ce qui se passe en Égypte... Là où les droits des femmes étaient plus récents, le Printemps arabe se transforme en automne des femmes.

Porter le voile, c'est un droit...

Ah non ! C’est un choix.

Une liberté religieuse...

Mais ce n’est pas un signe religieux ! À l'époque de Mahomet, les femmes qui por­taient le voile, c’étaient les chrétiennes et les juives, pas les musulmanes. Ce n’est qu’après que cela leur a été imposé. Quand, aujourd’hui, les jeunes filles de nos banlieues ne peuvent pas sortir sans voile sans se faire agresser, ce n’est pas une liberté !

Vous ciblez particulièrement l'islam ?

Non, tous les extrémismes religieux. Ils sont tous copains contre les droits des femmes, et ils ne sont pas pires dans l’islam qu’ail­leurs. .. Les femmes du monde arabe nous entendent, elles. En Algérie, en juin dernier, j’ai été interpellée par des associations de femmes. Elles me disaient : “Vous, en France, vous ne devez pas renoncer, vous n'avez pas le droit d’accepter le voile.”

Un discours que vous n’avez pas peur de tenir à des réunions d'associations proches de l'extrême droite. Pour vous, tout le monde est fréquentable ?

Fréquentable, non. Mais, si on ne devait discuter qu’avec des gens qui pensent comme vous, quel intérêt ? Je suis allée à un colloque à l’université de Bari, en Italie, coorganisé avec une université vaticane ; à la tribune, entre l’avocat du Vatican et un moine jésuite, j’ai parlé du droit à l'avortement... Le scan­dale ! J’ai recroisé le moine dans l’ascenseur, il a reculé, effrayé, en me voyant ! Comme j’ai ri, il est monté quand même, le l’ai fait pour les étudiants dans la salle, auprès de qui c’est important d’apporter un autre discours.

Mais qu'aviez-vous à dire au public des Assises de l'islamisation, organisées par Riposte Laïque, connue pour des dérapages xénophobes ?

Quand on m’invite, je viens. C’était quelques jours après l’université italienne. J’ai tenu pratiquement le même discours contre les extrémistes religieux. Quand je le fais devant les universitaires du Vatican, je serais une héroïne féministe, et quand je parle de l’islam politique je serais devenue une fasciste d’extrême droite ? Après, c’est tout à fait possible que Riposte Laïque m’ait un peu utilisée... Ce ne sera ni la première ni la dernière fois. Ce sont des expériences à faire dans la vie. Je ne suis pas du genre à rester dans mon coin sans prendre de risques, à me dire que j’ai bien raison. Je tiens à préciser que je n’ai jamais adhéré à Riposte Laïque.

Mais quand, dans un journal de la Licra, il est écrit que Regards de Femmes est "xénophobe" et qu'elle cache "derrière un discours antimusulmans un renouveau du racisme anti-arabe"...

Regards de Femmes les a attaqués pour cela. Mais ça glisse sur moi. En fait, ils me font rire. Nous traiter de racistes... Je n’arrive pas à prendre ça au sérieux. Je suis tout le temps invitée en Pologne par l’Union des rationalistes polonais, en Amérique centrale, en Afrique, pour aider les femmes à sortir de l'enfermement patriarcal et théocratique, pour défendre la PMA contre l’Église en Italie, pour les femmes juives qui veulent se recueillir bras nus au mur des Lamentations... et même pour celles qui veulent être prêtres ! Nous réagissons chaque fois que, pour des motifs religieux, on prétend écraser les droits des femmes. Mme Awa Ndiaye, ministre d’Etat, de la Culture et du Genre, du Sénégal m’a dit : “Ces gens, ils n’ont rien compris à ce que vous faites.

D'ailleurs, comment la centaine de "nanas" qui composent Regards de Femmes arrivent à avoir une telle reconnaissance ? Vous devez être une des plus petites ONG reconnues à l'Onu, avec 40 000 euros de budget annuel !

Le secret, c’est qu’on est toutes bénévoles ! C’est aussi la force de notre indépendance. Dans les grosses structures, une partie du travail des permanents consiste à trouver des financements pour se payer... ça n’a pas de sens. Nous, on n’a besoin que de peu de moyens : des salles, des frais de dé­placement. .. Et, quand je suis invitée quelque part, en général on me réinvite. La recon­naissance par l’Onu, c’est une féministe al­gérienne qui m'a incitée à la demander et qui a soutenu notre dossier. Elle m’avait dit : "Nous, les femmes des pays arabes, on a vraiment besoin de vous."

 


Date de création : 01/04/2014 @ 10:51
Dernière modification : 14/04/2014 @ 17:23
Catégorie : Comité Dombes - Côtière de l Ain

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